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Né en 1967
à Copenhague, Martin Jacobsen vit à Paris, tout en
se produisant dans les grandes villes européennes. Il étudia
le piano classique de 1982 à 1984, mais, en 1986, il commença
à jouer du saxophone ténor, guidé par un urgent
besoin d'expression musicale. Cette envie survint après une
année passée à écouter du jazz, spécialement
le groupe de Miles Davis des années 1950 avec John Coltrane.
Il reçut quelques leçons du saxophoniste Tomas Franck,
mais il étudia le saxophone principalement en autodidacte.
"Ce n'est pas toujours la meilleure
manière d'apprendre, car on peut faire des erreurs et gaspiller
du temps à corriger sa technique, mais, à emprunter
le chemin le plus difficile, on s'offre la possibilité de
faire des découvertes. On apprend définitivement ce
qui est réellement important."
Martin Jacobsen, en 1990, travailla avec une foule de talentueux
jeunes musiciens danois, se fit entendre au sein du Bust'n Bloopers
Big Band, et, en 1993, forma son propre quartet, avec le guitariste
Jacob Fischer. En 1995, il écouta les conseils du saxophoniste
Bob Rockwell, qui lui suggérait de s'expatrier à Paris
ou à New York. Martin Jacobsen se décida pour Paris,
où il se produisit aux côtés de, entre autres,
Michel Graillier, Pierre Boussaguet, Damon Brown, Alain Jean-Marie,
et Jeff Boudreaux.
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En
1999, il forma un nouveau quartet, avec le guitariste américain
Doug Raney, le contrebassiste français Gilles Naturel, et
le batteur américain Rick Hollander. Ce quartet a enchanté
les spectateurs dans tous les lieux où il s'est produit ces
dernières années.
Martin Jacobsen et Doug Raney
sont deux musiciens reconnus, évoluant chacun dans des esthétiques
a priori pas forcément parallèles. Le résultat,
en quartet de luxe, risque d'en surprendre plus d'un. "Je pense que le premier concert que nous fîmes
ensemble eut lieu en 1998, mais, en 1999, nous avions la possibilité
de le faire plus souvent. J'ai toujours aimé le son magnifique,
le son ample, et, avec une guitare, c'est comme avoir un autre cuivre.
On peut réellement jouer à l'unisson tous les deux,
sans compter qu'un accompagnateur de la sensibilité de Doug
est toujours un merveilleux support."
Le groupe est complété par le batteur américain
Rick Hollander et le bassiste français Gilles Naturel. "Ce sont tous deux de grands musiciens et je ne
crois pas pouvoir en avoir de meilleurs. Tous les membres du quartet
sont de très bons amis, je ne pourrais le supporter si ce
n'était pas le cas, et je pense que cela ne fonctionnerait
pas sans ce lien d'amitié. C'est une formation où
tout le monde coopère, et c'est toujours une joie de jouer
ensemble. Bien sûr, nous avons besoin d'un petit peu de tension
pour pouvoir transmettre de l'émotion dans la musique, mais
cela vient de l'action de jouer et de la réaction du public.
Cinq minutes avant la représentation, nous pouvons parler
de chaussures, de voitures ou de femmes, de tous les sujets de la
vie quotidienne. Quand nous rentrons sur scène, une touche
de tension facilite le mouvement de l'énergie dans une voie
positive."
Avec l'impressionnant
premier album Current state de Martin Jacobsen, nous avons tous la possibilité
d'entendre à quoi peut ressembler l'un des plus brillants
groupes de jazz du continent européen.
Aujourd'hui,
les critiques de jazz et le public ne cessent d'être impressionnés
et enthousiasmés par ce qui a été appelé
le "son velouté et chaleureux" de Martin Jacobsen, ses "lignes
céruléennes", "une sonorité généreuse et
un phrasé souple qui mettent bien en relief son sens mélodique" et son "jeu
autoritaire et réfléchi".
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