Théorie
: où il est question de djeunes' music, et, in fine, de musique
pour vieux, ou peu s'en faut |
Tryo et Zebda, même combat : nouvelle musette. C'est toujours mieux que leurs prédécesseurs, Mano Negra et autres Négresses Vertes. Et c'est toujours mieux que la merde rap qui dégouline par les radios depuis que la break dance est passée de mode. Je caricature, c'est un procédé polémique (variante : une facilité rhétorique). Et je ne parle pas de la catégorie chance aux chansons, ni de ces grandes voix que seuls les grands destins pour Paris Match parviennent à égaler, ou des créatures surestimées de la télé-réalité. Pauvre variété, comme on appelle, avec un humour qui vaut bien celui des Anglais, la branche française de la pop music. C'est l'Arletty's revival, en sous-sol, avec ce qu'il faut d'accent du Sud. Je simplifie, c'est pour la bonne cause (variante : les besoins de la démonstration). Mais, ce qu'il y a de bien, dans la nouvelle musette, c'est qu'on y trouve du jazz, un peu, enfin pas trop, parce qu'il y a musique accessible et musique pour musiciens, un débat vieux comme celui des anciens et des modernes, origine s'il en est du distinguo subtil entre jazz et jazzy. Le jazzy, c'est ce qui fait que Sting n'est pas qu'un grand défenseur des Indiens : c'est l'inverse de la fusion, c'est la partie jazz dans un tout qui ne l'est pas, c'est ce qui fait jazz, bref, c'est ce qui est jazz quand on n'y connaît rien. |
NF |
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